Podcast#3

Les rappeurs nous racontent-ils des salades? Et si oui, on veut savoir à quelle sauce on va être mangé

La littérature arabe se caractérise par le fait qu’elle est originellement centrée autour de la poésie et essentiellement tournée vers la récitation à voix haute

Car l’oralité est chez les peuples arabes la base de la production intellectuelle et de la transmission

On ne saurait dissocier la poésie arabe du chantt comme le dit si bien le poète contemporain syrien Adonis alias Ali Ahmed Saïd dans son introduction à la poétique arabe:

La poésie anté-islamique est née chant, autrement dit, pour être écoutée et non pour être lue. Elle fut voix avant d’être alphabet. Voix: musique du corps, souffle de vie.

Cette poésie qui sillonnait le monde arabe par le biais des pèlerins et des conteurs portait avec elle tout un univers narratif, de récits et d’histoires qui s’exprimaient sous plusieurs formes

Quid du rap, cette néo-poésie?

Le rap arabe peut-il être narratif?

Les rappeurs sont incontestablement des poètes mais peuvent-ils aussi être des conteurs?

Si oui, les rappeurs vous racontent-ils des salades?

Je vous propose de répondre à cette question en faisant des parallèles entre des formes littéraires narratives et des sons du rap arabophone

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